La boite de Pandore

Syndrome de Sisyphe

L’envie d’un lieu virtuellement à moi, pour y cracher mon poison en autre chose, est de retour. C’est une nouvelle lubie, nous savons moi et moi, qu’il est probable que cela ne dure pas bien longtemps. Ce site est particulier, je finis toujours y par revenir. Mais j’préfère garder l’ancien journal en privé.
Peu importe, la fumée de ma cigarette semble réagir à la musique qui glisse, Beth Hart et sa voix sublime, https://youtu.be/3TkitGRoGM8 je perd le fils… je devrais me concentrer sur les fameuses choses importantes de la vie, à savoir passer mon permis, trouver un travail qui ne me plait pas du tout juste pour avoir de l’argent, bouger, partager, vivre et ressentir ! Enfin toussa toussa… mais ce n’est pas ce dont j’ai envie, pas comme ça.

J’ai froid, j’ai j’ai j’ai… mon disque est rayé, comment exprimer ce bordel dans ma tête sans Je et j’ai  ? Je les déteste. Ils sont moches. *rire* N’importe quoi.

Et le poème de Tucnev me revient et résonne en moi, encore. Sache ne vivre qu’en toi-même ! j’y travaille, moi, j’y travaille…

Le courrier récemment reçu, du Pole Emploi, me déprime… C’est exceptionnel d’être aussi inutile et de toujours proposer de la merde ! J’essaie d’en rire, mais dans le fond, ça me brûle, me révolte.
Tout me révolte.
En silence. Parce que j’ai finalement compris que je n’pouvais pas y faire grand chose de plus.

La lecture récente d'une trop bruyante solitude laisse un écho en moi : cet éternel mouvement de va-et-vient, tout recommence en vain, syndrome de Sisyphe. Alors Rien, s’insinue dans mes pensées et fait des ricocher contre les parois de mon crâne.
Mais je souris en tournant la tête, je vois ces 4 roses rouges, tellement clichées en ce jour et je m’en fous, elles me ravissent, me rassurent : il y a encore du beau dans ce monde.