La boite de Pandore

If I Had A Heart - Fever Ray

Nos pensées sont elles forcément attirées par les choses que nous souhaiterions éviter ?
Ce n’est pas une véritable question, mais un cri silencieux, un râle teinté de rage.
J’essaie de penser mieux, mais les choses polluantes se faufilent par toutes les petites failles et encore et encore, pour me saper le moral.
RESISTE ! Prouve que… ouais bref on connait la chanson.
Il n’est pas certain que rester était la meilleure décision à prendre, pour moi, égoïstement. Mais à quoi bon revenir sur une décision déjà prise, sur le passé, encore et encore ?

Dans une lecture récente, les mots qu’une femme laisse ne cesse de me revenir en tête : elle exprime qu’à force d’avoir peur elle a oublié que le temps passe, qu’elle a sacrifié sa jeunesse à aimer un homme qui ne lui a pas rendu, qui était détruit, errant comme un spectre…
Des fois, j’ai également cette impression merdique de passer à côté "des belles années de ma vie" (bah ouai, ça va être de pire en pire hein) mais j’ai également conscience qu’il ne demande rien, que c’est un choix et non une obligation alors c’est stupide de ressentir cela comme un renoncement. Pff. Je n’arrive même pas à cracher cette idée. J’n’ai plus les mots. Puis comme le reste, ça ne sert à rien ! Cela ne me soulage même pas.
Je me surprends à songer à un véritable chez moi. Je pense ailleurs, loin, en Irlande, en Suisse, voir des paysages, oui voir et respirer, presque profiter, avant qu’il ne soit trop tard. Profiter de lui, vivre des moments spéciaux… que ses mots prononcés ne soient pas que des mots balancés dans l’vent, pour rien.
La vérité, je la connais. C’est juste que je refuse de l’affronter.